Retour à l'accueil ...

L'avocat, le juge et la déontologie, par Loïc DUSSEAU


Article publié sur les sites Internet de l'UJA de Paris (mai 2009) et de la FNUJA (juin 2009).


L'avocat, le juge et la déontologie, par Loïc DUSSEAU
Notre ami Edouard de LAMAZE (président d’honneur de l’UJA de Paris et de la FNUJA, AMCO) et Christian PUJALTE (magistrat administratif, ancien directeur de l’EFB) viennent de publier un nouveau manuel de déontologie (PUF, Collection Questions judiciaires, fév. 2009) qui ne peut qu’enrichir la doctrine encore trop limitée en la matière (citons tout de même : H. Ader et A. Damien, Règles de la profession d’avocat, Dalloz ; B. Beigner, B. Blanchard et J. Villacèque, Droit et déontologie de la profession d’avocat, LJDJ-Gazette du Palais ; R. Martin, Déontologie de l’avocat, Litec ; J-C Woog, M-C Sari, S. Woog, C. Goudineau, Pratique professionnelle de l’avocat, Litec).

Préfacé par Jean-Claude MAGENDIE, premier président de la Cour d’appel de Paris, et par le Bâtonnier Michel BENICHOU, président d’honneur du Conseil national des Barreaux (CNB), l’ouvrage innove en associant la déontologie des avocats et des magistrats, c’est à dire celle de la « communauté de juristes » promue par le rapport de la commission DARROIS sur les professions du droit et remis au président de la République le 8 avril 2009 (Vers une grande profession du droit, La documentation française, 2009).

Voici donc un manuel qui pourrait servir de référence aux étudiants en droit, futurs avocats ou magistrats, dans le cadre de leur formation commune proposée par Jean-Michel DARROIS et réclamée depuis longtemps par la FNUJA.

L’actualité de cet ouvrage ne se limite à cette anticipation : elle marque tous ses chapitres qui s’emploient à illustrer nos règles déontologiques par les questions contemporaines qu’elles posent. Ainsi, s’agissant des avocats, outre la dimension européenne de nos règles d’exercice, l’expérience d’un des auteurs le conduit par exemple à porter un regard parfois critique sur l’organisation de nos élections professionnelles. De même, s’agissant des magistrats, leur déontologie non codifiée est mise en perspective avec l’affaire dite d’Outreau qui a conduit le CSM, par décision du 24 avril 2009, à « réprimander » le juge BURGAUD.

Sa lecture par les étudiants des EDA comme de l’ENM, mais aussi par tous les professionnels en exercice, de quelque côté de la barre soient-ils, devrait également contribuer à une meilleure compréhension mutuelle des règles éthiques qui unissent, au delà de leur compétence technique, tous les praticiens du droit et en font, dans un monde en quête de nouvelles valeurs, leur précieuse spécificité et le ciment de leur unité trop souvent évanouie.

Ce que ses auteurs qualifie de « manifeste pour une déontologie moderne » constitue enfin un complément indispensable au module de déontologie enseigné aux élèves avocats afin de leur permettre d’approfondir cette discipline juridique particulière qui constitue l’échine de leur futur exercice professionnel, tant en matière de conseil que de contentieux.

Accueil | Version imprimable | Agrandir le texte | Diminuer le texte

RECHERCHES

NEWSLETTER

VEILLE